Cinéphile m'était conté ...

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Bancal hommage (Pasolini)

Le dernier jour sur terre du cinéaste du Décaméron vu par le réalisateur de Bad Lieutenant, cela ne pouvait donner qu'un film singulier, davantage un essai qu'une narration classique tentant de s'approcher de la vérité. Ferrara parle évidemment de lui-même dans ce Pasolini, tellement les deux hommes ont de nombreux points communs et, en premier lieu, celui de ne pas accepter de se fondre dans la masse et de jouer de la provocation pour réveiller une société anesthésiéepar le conservatisme et le moralisme. C'est donc une sorte d'hommage, bancal, que rend l'américain à l'italien mort de façon sordide, victime de l'homophobie. Un peu embrouillé entre des scènes familiales, réalistes, et d'autres, fantasmées à partir d'oeuvres de Pasolini, le film connait quelques jolies fulgurances et Willem Dafoe joue de manière juste et sensible. Un gros regret quand même : pourquoi ces changements incessants de langue, de l'italien à l'anglais, au coeur même d'une conversation ? Un détail gênant qui contribue à rendre artificielle toute l'entreprise.

 

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02/01/2015
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